samedi 1 février 2014

Le bilan mensuel du challenge L'art dans tous ses états (décembre 2013 / janvier 2014)


Je n'ai pas fait de billet pour le mois de décembre donc ce bilan regroupe les liens des 2 derniers mois.

Nous accueillons 3 nouvelles participantes : il s'agit de Lili, Ostinato et Isallysun ! Bienvenue !

Au niveau des lectures :
Adalana a lu et aimé Le Turquetto de Metin Arditi.
Syl nous a présenté une BD intitulée Gauguin, loin de la route par Le Roy, Gaultier et Galopin.  
Pietra Viva de Léonor de Récondo chez Mrs Figg
Eimelle continue sa découverte de la série de Iain Pears avec L'affaire Raphaël

Claudialucia a préparé un billet thématique sur Les romantiques et la lune 
Léna a fait un billet sur la première salle de son musée imaginaire

Les visites d'expositions ont une fois de plus été nombreuses : 
Félix Vallotton au Grand Palais chez Emma et Mrs Figg
Les expositions du grand Palais chez Praline
Le printemps de la Renaissance au Louvre chez Praline
A Triple tour à la Conciergerie chez Praline
Angkor : naissance d'un mythe au Misée Guimet chez Praline
Allegro Barbaro : Bartok et la modernité hongroise (1905-1920) au musée d'Orsay chez Praline
Les étrusques au Musée Maillol et au Louvre-Lens chez Praline
Erwin Blumenfeld et Natacha Nisic au Jeu de Paume chez Praline
Anywhere, anywhere out of the world au Palais de Tokyo chez Praline
Pierre Huyghe à Beaubourg chez Praline
Camille Claudel au Musée Rodin chez Praline
Désirs et volupté à l'époque victorienne au Musée Jacquemart-André chez Praline et Lili
Frida Kahlo et Diego Riveira, L'art en fusion à l'Orangerie chez Lili (avec Les Nymphéas et La Dame à la Licorne)
Pixar au Musée des arts ludiques chez Ostinato

A bientôt !


Depuis le temps de vos pères de Dan Waddell (Nigel Barnes, Tome 2)

Avant-propos : Lou a organisé une LC de Dan Waddell pour le challenge British Mysteries, mais comme j'avais déjà lu le premier (dont vous pouvez lire le billet ici), j'ai accompagné les participantes de la LC avec le tome 2. D'ailleurs, le tome 2 n'entre pas vraiment dans les critères du challenge car l'enquête qui se situe avant la 2e Guerre Mondiale nous emmène aux Etats-Unis... Mais je pense que Lou fera une exception pour cette série !

Mon résumé : L'inspecteur Grant est de retour au travail après les événements du tome 1.Pour sa reprise, il est servi : une actrice de deuxième zone a été assassinée tandis que sa fille a disparu. Il faut tenter de la retrouver au plus vite.
Nigel Barnes s'ennuie à tenter d'enregistrer une émission sur la généalogie pour la télévision. Quand la police fait de nouveau appel à lui pour enquêter sur la famille de la victime, il n'hésite pas un instant à leur donner de nouveau un coup de pouce.

Mon avis : Je me demandais si l'auteur allait réussir à se renouveler avec le tome 2. La réponse est oui !
Il y a quand même quelques petits défauts : l'intrigue policière est facile à comprendre (surtout si vous avez lu la 4e de couverture) et il y a encore une histoire de vengeance familiale (en même temps, de quelle autre manière pourrait-on intégrer la généalogie à l'enquête?). De plus, l'inspecteur Grant, vieux loup solitaire, va se voir forcer de se coltiner un jeune délinquant de 12-13 ans qui oh miracle va l'apprivoiser (et réciproquement). Malgré cette ficelle vieille comme le monde, j'ai quand même beaucoup apprécié ma lecture. J'adore les personnages de Grant et de Barnes, qui sont confrontés à leur solitude et qui semblent parfois un peu inadaptés à la société (il vaudrait d'ailleurs mieux que ce soit la société qui s'adapte à eux). Par contre, je ne trouve pas qu'Heather apporte grand chose (même si elle est un peu plus intéressante que dans le un).
J'ai encore appris des choses sur la généalogie, notamment une discussion passionnante sur les liens entre ADN et recherche généalogique (dont je n'avais absolument aucune idée). Puis, pour les besoins de l'enquête, Nigel et Heather vont se rendre dans la Mecque des généalogistes, à Salt Lake City. Je n'ai absolument aucune idée de la façon dont cela se présente réellement, mais j'ai adoré la description de Waddell (je pense qu'il n'a pas tout inventé). J'ai appris des éléments sur les traditions mormones que je ne connaissais pas et j'ai apprécié le fait que l'auteur arrive à traiter ce sujet avec finesse, notamment grâce à un personnage de généalogiste mormon loin des clichés habituels du genre. De même, il va mettre en parallèle le destin de 2 jeunes femmes confrontées à cette religion et j'ai trouvé l'un des personnages extrêmement déroutant dans ses choix, mais de par ce fait très complexe.
La fin n'est pas très crédible sur le papier : on se retrouve dans un village de décérébrés sécessionnistes mormons qui souhaitent vivre au plus proche des traditions (polygamie, pas d'alcool...) et pourtant, cela donne une atmosphère de fin de monde assez réussie.

En quelques mots : Même s'il y a quelques facilités, l'auteur a réussi une fois de plus à m'entraîner dans son histoire et on ne voit pas le temps passer.
Par contre, j'avais lu (je n'arrive plus à retrouver où) que son éditeur ne lui avait pas commandé de suite. J'espère que nous aurons tout de même le droit à une 3e aventure de Nigel Barnes parce qu'il le mérite !

Les billets sur le tome 1  chez Lou, Titine, Valou, Soie, Miss Léo et mon ancien billet.



mardi 28 janvier 2014

Nevermore de William Hjortsberg

Avant-propos : Voici un livre qui porte très bien son nom (Plus jamais pour les non-anglophones). J'ai participé au concours "Ecris-moi une critique odieuse" chez Mina (vous pouvez d'ailleurs aller voter jusqu'à jeudi) et il a bien failli en être la victime, mais je l'ai fini trop tard pour cela. Je vais donc me rattraper ici. Je regrette rarement d'avoir acheté un livre, mais c'est le cas pour celui-ci. Il confirme mon bon vieil adage : Si on n'a jamais entendu parler d'un livre, c'est qu'il y a bien une raison.

Mon résumé : New York, 1923. Plusieurs meurtres sont commis. Ils semblent inspirés par les écrits d'Edgar Allan Poe. Harry Houdini lance à son ami Arthur Conan Doyle le défi de les résoudre. (Ca à l'air bien).

Mon avis : Dès le départ, je n'ai pas accroché au style de l'auteur (peut-être une fois de plus à cause de la traduction), mais aussi à la construction des chapitres. L'auteur nous évoque un personnage au début du premier chapitre en jouant sur le mystère pour relever à la fin : "Cet homme, c'est Harry Houdini". Autant dire qu'on s'en doutait un peu, vu que la seule raison de s'intéresser à ce livre est d'avoir lu son résumé. Et l'auteur recommence une deuxième fois avec Conan Doyle.
De même pour les meurtres, je n'ai lu que les aventures du Chevalier Dupin de Poe et pourtant, j'ai été capable de reconnaître le meurtre inspiré du Chat noir et celui du Corbeau avant même que l'auteur ne le dise tellement les allusions sont subtiles.
Le but du livre est aussi d'opposer les deux visions des protagonistes : celle d'Houdini qui tente de démontrer que les spirites de l'époque sont des escrocs et celle de Conan Doyle qui au contraire est fasciné par eux (et va même jusqu'à croire qu'Houdini a des pouvoirs). Pour épicer un peu les choses, l'auteur décide de confronter Houdini à une femme qui se prétend être la réincarnation de la déesse égyptienne Isis. Celle-ci met Houdini en échec. Jusque là ça peut encore aller. Mais voilà que l'auteur décide de créer une pseudo-romance magique entre Isis et Houdini (quand bien même l'auteur ne cesse de nous répéter qu'Houdini n'a jamais aimé qu'une seule femme dans sa vie : la sienne). Isis va alors le posséder (dans tous les sens du terme) dans une scène censée être torride mais qui est tout bonnement ridicule et vulgaire : elle le chevauche, il est limite inconscient et ça se termine par l'insertion d'un objet dans le postérieur d'Houdini (les circonvolutions de langage ont pour but d'éviter les recherches associées à certains mots-clefs sur internet) et si vous voulez tout savoir, il aime çà. Mais le problème est bien là : on ne veut pas le savoir!!!
Pendant ce temps-là, notre ami Conan Doyle tape la discut' avec le fantôme d'Edgar Allan Poe. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est presque le meilleur passage du livre, parce que Poe est à Conan Doyle ce qu'Isis est à Houdini (je vous rassure, ils ne sont tout de même pas amants) : le moyen d'instaurer le doute dans son esprit. Conan Doyle croit que les esprits vivent après la mort et qu'ils sont tout joyeux de prendre contact avec les vivants et il rencontre un Poe totalement dépressif qui ne semble pas plus heureux que lorsqu'il était vivant. D'ailleurs, il ne sait pas qu'il est mort (ne me demandez pas de vous expliquer pourquoi, à aucun moment on ne saura pour quelles raisons il est apparu). Ce qui fait un peu douter Conan Doyle sur la vie après la mort.
Mais revenons à nos meurtres. Il y a donc une principale suspecte Isis, que tous les indices semblent accuser et un ex-rival d'Houdini dont on nous parle de temps et temps et qui semble le détester. On se demande bien qui va être le coupable...(ou pas).
Pour finir, sur le bateau qui le ramène en Europe, Conan Doyle ouvre une boîte qu'Houdini lui avait remise avant de partir en lui disant de ne l'ouvrir que lorsqu'il serait à bord du bateau (pourquoi????). Et Conan Doyle va la jeter à la mer (why???????). J'avoue que j'avais un peu décroché mon esprit de la lecture, mais quand même, je n'ai strictement aucune idée de ce qu'il pouvait y avoir dans la boîte et de la raison pour laquelle il s'en est débarrassé. Par contre, je sais ce que je jetterais bien moi-même à la mer...
Il y a quand même un petit point positif : l'auteur nous évoque certains événements qui se produisent à New York à l'époque , notamment certains affaires judiciaires comme le scandale autour d'Evelyn Nesbit, mais c'est quand même une maigre consolation.

En quelques mots : Une idée de départ excellente, mais qui est totalement gâchée par une intrigue policière poussive, des allusions décevantes à l'oeuvre de Poe, des personnages historiques qui sont bien mal traités et des intrigues non résolues. A éviter.

Et après ? : J'ai découvert qu'un film, L'ombre du mal,  dont l'intrigue ressemble fortement à ce livre (des meurtres inspirés par les histoires de Poe) est sorti en 2012 avec John Cusack dans le rôle de Poe (mais cela ne semble pas être l'adaptation d'un livre). Plusieurs romans traitent de Poe, j'en avais déjà cité quelques uns dans un précédent billet, mais j'en ai trouvé un autre qui me tente un peu, il s'agit de L'ombre d'Edgar Poe de Matthew Pearl, mais je pense que l'emprunterai à la bibli.


De Pride & Prejudice à Mansfield Park


Alice clôture aujourd'hui le challenge Pride & Prejudice qui a duré 2 ans et pour lequel j'ai rédigé 10 billets. 

Les livres :  6



Mais c'est pour en commencer un nouveau consacré cette fois 
au bicentenaire de Mansfield Park, seule oeuvre de Jane Austen que je n'ai jamais lue. 
J'ai prévue aussi de voir ses adaptations et j'ai une austenerie dans ma PAL qui convient pour le challenge (Murder at Mansfield Park). 
Encore de bons moments en perspective ! 

lundi 27 janvier 2014

Richard III de Wiliam Shakespeare

Avant-propos : J’ai lu la pièce cet été, mais je n’avais pas pris le temps de rédiger mon billet. La LC Shakespeare organisée par Claudialucia m’a donné envie de vous parler de la pièce, même avec ce retard. Je l’ai lue après La reine clandestine et il faut dire que cela m’a grandement aidé car je pense que c’est un peu suicidaire de se lancer dans cette pièce sans connaître un minimum de l’histoire de l’Angleterre à cette époque, tellement les événements se succèdent rapidement et les personnages sont nombreux.

Mon résumé : La pièce présente l’ascension au pouvoir de Richard de Gloucester à la fin de la Guerre des Deux-Roses et les moyens qu’il emploie pour y parvenir.

Mon avis : Il est évident que Shakespeare a pris de très grandes libertés avec l’histoire et qu’il a participé à construire la légende très noire de Richard III, en faisant de lui un bossu (il aurait seulement eu une scoliose), un manipulateur et un meurtrier (j’ai comptabilisé au moins 10 morts donc Shakespeare le rend responsable). Même s’il faut prendre quelques pincettes avec les événements historiques, il n’en reste pas moins que c’est une pièce formidable.
Le personnage de Richard est absolument fascinant. Il nous livre ses pensées dans des monologues, parfois longs (les monologues ne sont pas que je préfère chez Shakespeare) et surtout manipule son entourage sans scrupule. Dès la deuxième scène, il séduit Anne Neville, quand bien même il est responsable (selon Shakespeare) de la mort de son mari et du père de celui-ci (le roi Henri VI). Et franchement on y croit : Richard va même jusqu’à proposer à Anne de le tuer, plutôt que de vivre sans elle. L’audace du personnage est stupéfiante. On le voit ensuite manipuler sa famille commencer par ses propres frères. Il leur promet à chacun de leur être fidèle et de les aider tout en les trahissant et provoquant leurs morts, ainsi que celles des Princes de la Tour. 
Même si les autres protagonistes sont un peu écrasés par la prestance de Richard III, j’ai particulièrement aimé les malédictions lancées par Marguerite, la veuve d’Henri VI, qui maudit toute la famille York. J'ai aussi apprécié le personnage d'Elizabeth Woodville qui résiste aux tentatives de séduction de Richard ce qui donne des échanges piquants. 
La pièce fonctionne aussi beaucoup sur les doubles sens ce qui donne un certain effet comique. Par exemple, Richard prévient son frère Édouard IV d’une malédiction qui dit qu’il sera tué par quelqu’un dont le nom commence par un G. Édouard pense tout de suite à George leur frère, alors que ça s’applique aussi à Richard puisque son nom est de Gloucester. Il faut donc connaître parfaitement à la fois les prénoms des protagonistes (il y a d’innombrables Édouard, Richard et Henri), mais aussi leurs noms et leurs titres pour pouvoir comprendre la pièce.
J'ai beaucoup aimé la fin de la pièce, presque fantastique, où Richard se voit hanté par les fantômes des personnes qu’il a tuées avant d’aller combattre (et mourir) à la bataille de Bosworth en 1485. 

En quelques mots : Il y a sans aucun doute beaucoup d’autres choses à dire sur cette pièce, mais j’ai fait mon billet de tête plus de six mois après ma lecture et sans notes, preuve que cette pièce m’a marquée. Elle a été une fois de plus un coup de cœur et je l’ai lu beaucoup plus facilement en VO (avec quand même la traduction à côté) qu’Hamlet ou Othello. Je compte bien lire les autres pièces historiques de Shakespeare, mais il va falloir absolument que je révise avant le contexte historique.


Et après ? J’ai vu Looking for Richard d’Al Pacino, qui est un documentaire où l’acteur tente de monter la pièce tout en s’interrogeant sur son sens. Même si j’ai beaucoup aimé cette tentative d’approche, on se rend rapidement compte qu’Al Pacino ne comprend pas certains aspects parce qu’il ne s’intéresse pas à l’Histoire mais s'intéresse plus aux explications littéraires de spécialistes de Shakespeare (par exemple, il n’a pas compris que le G désignait aussi Richard et j’ai quand même failli tomber de ma chaise parce que ça veut dire qu’il n’a rien compris à la pièce).

Les billets  des autres participantes de la LC : celui d'Eimelle sur Richard III et ceux de Claudialucia et Miriam sur Le songe d'une nuit d'été.






dimanche 12 janvier 2014

Charles II : the Power & the Passion de Joe Wright (2003)

Avant-propos : Cela fait très longtemps que je désire voir cette mini-série et j’ai enfin réussi à mettre la main dessus. Je me suis en plus rendu compte que c’était Joe Wright (Orgueil et préjugés 95, Expiation, Anna Karénine) qui l’avait réalisée. Bien que je n’apprécie pas toujours les choix scénaristiques de ce réalisateur, j’aime ses recherches esthétiques.

Mon résumé : La vie de Charles II d’Angleterre nous est présentée en quatre épisodes de 60 minutes de son exil à Anvers en 1658 à sa mort en 1685. Le sous-titre de la série est le pouvoir et la passion.


Mon avis : Je ne connais pas vraiment le règne de Charles II. J’ai donc décidé de commencer par cette série pour me donner quelques points de repère. Son sous-titre est exact : elle évoque bien le pouvoir et la passion à l’exclusion d’autres thèmes. C’est évidemment les aspects du pouvoir qui m’intéressaient le plus.
Charles II (Rufus Sewell) revient en Angleterre suite à la mort de Cromwell. Il doit composer avec le Parlement avec qui il partage le pouvoir, condition essentielle de son retour. J’ai trouvé cette opposition très intéressante. Charles II voit cela comme une situation temporaire et un moyen d’obtenir des fonds. Cette opposition politique se double d’une opposition religieuse puisque les conflits entre catholiques et protestants sont toujours d’actualité, même au sein de la famille royale puisque Charles est protestant tandis que son frère James (futur James II/ Jacques II est catholique). Les parlementaires vont même aller jusqu'à tenter d'empêcher James d'hériter du trône. 

Mais, la passion prend une part importante dans cette série et, comme beaucoup de séries historiques dernièrement, on a le droit à de trop nombreuses parties de jambes en l’air. Certes, Charles II est très connu pour ses conquêtes ainsi que pour le côté très libéré de sa cour mais cet aspect prend à mon avis beaucoup trop de place, pour pas grand-chose.

Même si je ne connais pas assez l’histoire de l’Angleterre pour juger de la fidélité de la série aux événements, il y a quand même certains aspects qui m’ont fait plus que tiquer. Tout d’abord, le personnage de la maîtresse du roi, lady Barbara Palmer, née Villiers, comtesse de Castlemaine est présentée comme le sont souvent les maîtresses royales, c’est-à-dire comme étant une froide calculatrice qui contrôle tout ce qu’il se passe dans le lit de Charles II, qui menace de tuer son enfant si Charles ne le reconnaît pas, qui va jusqu’à coucher avec son fils (celui de Charles) pour le rendre jaloux et qui va jusqu’à goûter un cadavre espérant ainsi trouver un moyen d’accéder à la jeunesse éternelle (d’après ce que j’ai compris). Certains aspects sont sans doute véridiques (le côté calculateur), mais on voit bien une tendance à l’exagération et à la volonté de mettre en avant la légende noire. Par exemple, on voit Monsieur (frère de Louis XIV) violer sa femme Henriette d’Angleterre, puis on la voit être empoisonnée (hypothèse plus que décriée aujourd’hui).
J’ai aussi regretté que l’on passe un peu vite sur deux événements essentiels : la Grande peste et surtout le grand incendie de Londres en 1666 (sans doute par faute de moyens).

Le portrait officiel

Mais, il y a tout de même des éléments qui rendent cette série digne d’intérêt. Tout d’abord, comme à son habitude, Joe Wright, nous offre une mise en scène soignée et de très jolis plans. Les costumes ont été très travaillés et sont magnifiques. Par exemple, la coiffure de la reine Catherine de Bragance semble directement sortie d’un tableau de Vélasquez. On peut aussi observer l’évolution de la mode : au départ, Charles a toujours sa chevelure naturelle, mais il va succomber à la mode des perruques et de la moustache.

La version de la BBC 

J’ai aussi beaucoup aimé la façon dont était présenté Charles II puisque malgré sa vie qui apparaît comme très dissolue, il va rester fidèle à certains de ses principes : il ne va jamais divorcer malgré le fait que sa femme soit devenue stérile et il protège son frère, catholique, et repousse la conspiration de son propre fils (bâtard, mais protestant), par respect de la dignité royale.



Le portrait de la reine Catherine de Bragance (Shirley Henderson) est très touchant. On sent bien toute la solitude qu’elle peut éprouver en arrivant dans un pays dont elle ne connaît pas la langue (c’est une très bonne idée de nous l’avoir présentée parlant en portugais sans sous-titre ce qui fait que nous ne la comprenons pas non plus). Elle est constamment humiliée par la présence des maîtresses royales, mais malgré cela, le roi lui témoigne quand même soutien et tendresse et ne l’a jamais abandonnée, même quand sa position a été fortement compromise vu qu’elle lui a pas donné d’héritier.

A noter qu'on retrouve les excellents Lestrade et Watson Rupert Graves (le duc de Buckingham, fils de celui que l'on voit chez Dumas) et Martin Freeman tout emperruqué...et évidemment excellents dans leurs rôles de conseillers du roi.  





En quelques mots : Malgré quelques maladresses et un aspect un peu trop romancé, cette série vaut le coup d’œil pour sa mise en scène et le jeu de ses acteurs. De plus, elle permet de découvrir ce succinctement la période de la Restauration.

Et après ? J’ai envie de découvrir davantage cette période de la Restauration anglaise. Je compte revoir le film Stage Beauty qui est un de mes films préférés. J’ai aussi découvert le film Le don du roi adapté d’un livre de Rose Tremain avec une pléiade d’acteurs que j’adore à commencer par Robert Downey Jr et Meg Ryan. Je viens de commander le DVD qui devrait arriver dans la semaine.
Au niveau des lectures, je compte m’attaquer à Ambre de Kathleen Winsor (qui a aussi  son adaptation par Otto Preminger). Il y a aussi Le cercle de la croix d’Iain  Pears, 1666 de Geraldine Brooks, The White witch d’Elizabeth Goudge, ou bien encore une série d’Edward Marston qui se déroule à cette époque. J’ai aussi trouvé Le journal de Samuel Pepys sous forme de blog, ce que je trouve être une excellente idée. Par contre, il n’y a aucune biographie historique intéressante en français.

J’ai aussi plein d’idées pour la période de Guerre civile, mais cela fera l’objet d’un autre billet.






lundi 6 janvier 2014

Challenge Myself 2014 chez Romanza


J'ai décidé de me calmer un peu côté challenge cette année parce que je suis un peu flemmarde et que souvent j'oublie de donner les liens ou d'insérer les logos. Mais j'adore le challenge de Romanza parce qu'il est très libre : on fixe notre thème et nos lectures nous-mêmes.

Je vais déjà faire un petit bilan de mon challenge 2013. J'avais prévu de lire 20 livres et ....

j'en ai réalisé la moitié soit 10 billets ! 

Il manque donc
Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux que j'ai lu mais pour lequel, je n'ai pas fait de billet, pourtant, j'avais beaucoup aimé ma lecture.
et 9 autres livres ! Mais je compte poursuivre mon challenge en 2014 et les lire cette année.

Guerre et Paix de Tolstoï 
Possesion de Byatt
Mrs Dalloway  je change pour La traversée des apparences de Virginia Woolf qui est dans ma PAL 
Mansfield Park de Jane Austen
Haute société de Vita Sackville-West
Tess d'Uberville de Thomas Hardy
La dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils
La fortune des Rougon (attention j'ai l'ambition de lire l'intégrale, enfin pas cette année^^)
Chez les heureux du monde d'Edith Wharton


et peut-être Les Misérables si les nuits d'hiver sont longues...

Mais je ne vais pas m'arrêter là car je me lance dans un autre thème qui me travaille depuis quelques temps,[et contrairement à ce que pourrait penser mes amis facebookiens ce ne sera pas Daphné Du Maurier car cela me semblait trop évident hiihi],  plus exactement, que j'ai toujours adoré, mais qui me retitille depuis quelques mois........................................Roulement de tambours.........................................................
Il s'agit de l'histoire du Royaume-Uni dans ses aspects politiques (en particulier la Guerre des Deux-Roses ; la Guerre civile et l'histoire de l'Irlande du Nord qui m'inspirent beaucoup en ce moment !).
Je pense principalement lire des romans historiques car le but est de me détendre, mais j'ai aussi une biographie historique sur Richard III dans ma PAL.

Les livres devront avoir un contexte historique et politique assez marqué en évoquant la royauté ou les guerres ou les réformes religieuses ou bien mettant en scène des agents de Sa Majesté... Les livres qui se déroulent à une époque (victorienne, totalement au hasard) mais qui ne mettent en avant que des enquêtes et le cadre socio-économique ne seront pas pris en compte. A moi les pièces historiques de Shakespeare, les montagnes de romans 10/18 (certains que j'ai déjà lus, mais que j'ai envie de redécouvrir), les dvds d'adaptation... 
Je ne me fixe pas de nombre particulier, je ferai le bilan l'an prochain ! 



Je ne suis d'ailleurs pas complètement sûre que La route de Jérusalem rentre dans les critères que je me suis fixé, mais j'avais la flemme de chercher autre chose ^^ 

Beaucoup de bons moments en perspective ! 

Pour rejoindre le challenge avec votre propre défi, c'est chez Romanza