Avant-propos sur Hamlet et moi : Je n'avais encore jamais lu Hamlet (ni vu d'adaptation) et je ne voulais donc pas me tromper dans le choix de l'édition comme pour Macbeth. J'ai donc décidé de me tourner vers un éditeur que je connaissais bien et qui m'avais toujours procuré beaucoup de plaisir pendant ma scolarité : j'ai nommé Larousse petits classiques. J'ai abandonné l'idée de la VO (pour le moment) au profit de la compréhension du texte et des explications que j'étais sûre de trouver dans cette édition. [Et pour ceux qui comme moi, on vibré sur des Larousse petits classiques il y a une quinzaine d'années, ils les trouveront bien changés et avec des coins ronds (ce qu'on ne voit pas sur l'image), mode qui me laisse totalement perplexe : est-ce pour éviter de s'éborgner en se prenant un livre dans l'oeil ???]. En tout cas, je ne regrette pas mon choix d'éditeur, j'ai aimé retrouver leurs notes, lire leurs interrogations parfois tirées par les cheveux [et auxquelles, je ne savais parfois pas répondre] à la fin de certaines scènes et donc utiliser un peu mon cerveau pour réfléchir sur la pièce. C'est exactement ce que je cherchais. Ils ont aussi édité Macbeth et cette version est maintenant dans mon panier ultra-prioritaire.
Mon avis : Je vous passe le résumé que tout le monde connaît, je pense [même si pour ma part, je ne savais pas comment cela finissait]. Je dois dire que j'ai été surprise par le personnage d'Hamlet que je ne m'imaginais pas du tout comme cela d'après ce que je savais de lui. J'ai été frappée par la mélancolie et la tendance suicidaire du personnage. J'ai adoré ses monologues où il expose sa philosophie, son dégoût du monde, ses envies de vengeance et en même temps son inaction. Le personnage est extrêmement complexe et les moments où il simule/est censé simuler la folie sont saisissants. C'est aussi un amoureux éconduit mais passionné dont le comportement dans le cimetière m'a saisie. J'ai aussi aimé l'ironie du personnage quand il se moque ouvertement des hommes qui sont à la solde du roi (Polonius, Rosencrantz ou Guildenstern) et que ces derniers font semblants d'être d'accord avec lui.
Par contre, s'il y a quelqu'un qui m'a déçue, c'est Ophélia. Multi-représentée dans la peinture et la poésie (notamment par mes chers pré-raphaélites), je m'étais fait une toute autre idée de la demoiselle que j'imaginais en amoureuse tragique un peu à la Juliette. Sauf que ce n'est pas du tout le cas. Elle n'est pas vraiment amoureuse d'Hamlet, puisque elle cède à son père quand celui-ci lui interdit de le voir (mais elle est quand même attirée par lui). Elle ne m'est devenue sympathique qu'au moment où elle perd l'esprit. Encore une héroïne pour laquelle je me suis demandée ce que le héros pouvait bien lui trouver !
Au niveau de l'intrigue, je m'attendais à davantage d'action vu que le thème de la vengeance prédomine, mais au final, j'ai aimé le côté assez contemplatif et réflexif de l'oeuvre. J'ai aimé cette mise en abyme avec la pièce de théâtre présentée dans la pièce et toute la réflexion sur les acteurs et la production théâtrale. Le final m'a soufflée.
En quelques mots : Je ne vais pas disserter des heures sur l'une des pièces les plus connues de l'histoire : je suis moi aussi tombée sous le charme et j'ai hâte de la lire en VO. Mais je vais tout d'abord commencer par voir son adaptation par Kenneth Branagh (sachant que ses adaptation de Beaucoup de bruit pour rien et de Peines d'amour perdues font partie de mes films cultes)
Deuxième participation au challenge Shakespeare chez Claudialucia et Maggie


