samedi 9 novembre 2013

Feint of art de Juliet Blackwell (Annie Kincaid, Tome 1)


Avant-propos : Même si sur la couverture le nom de l'auteure est Hailey Lind, on trouve plus souvent ce livre référencé (comme je l'ai fait) sous le nom de Juliet Blackwell. Hailey Lind est le pseudonyme de 2 soeurs lorsqu'elles écrivent ensemble comme cela a été le cas pour cette première aventure d'Annie Kincaid.

Mon résumé : Annie Kincaid est appelé par Ernst Pettigrew, son ex-petit-ami, pour authentifier en secret une oeuvre du Caravage, récemment acquise par le Brock, musée où Ernst travaille mais dont Annie a été renvoyée quand les directeurs ont découvert son passé : elle est la petite-fille d'un des plus célèbres faussaires du XXe siècle qui l'a formée au cours de sa jeunesse, avant qu'Annie ne décide de suivre le droit chemin. Annie annonce à que son tableau est un faux. Le lendemain le tableau et Ernst ont disparu...


Mon avis : Voici une série-détente fort sympathique qui se situe dans le monde de l'art.
Annie Kincaid est trentenaire, célibataire (comme il se doit dans ce genre de série) et a une fâcheuse tendance à s'attirer des problèmes. Il faut dire qu'au cours de son adolescence, son grand-père, le célèbre faussaire George LeFleur, l'a initiée à la copie des oeuvres des grands maîtres. Ce qui vaut à Annie d'être arrêtée pour son 17e anniversaire. Elle choisit ensuite d'employer ses dons pour trouver une activité légitime, tout d'abord dans les musées, jusqu'à ce que son passé refasse surface, puis en montant sa propre entreprise de "faux finishing", c'est-à-dire qu'elle crée pour des particuliers des éléments de décoration qui ont l'air ancien (un faux escalier en marbre, un faux tableau d'ancêtres...).
Quand son ex-petit-ami disparaît, Annie va se lancer à se recherche, surtout qu'elle connaît le faussaire qui a peint le faux Caravage : il s'agit du meilleur ennemi de son grand-père. Evidemment, elle a une certaine tendance à se fourrer dans les pires situations et à tomber sur un certain nombre de meurtriers et donc de cadavres. Elle rencontre aussi un mystérieux détective privé qui ne la laisse pas indifférente. Si Annie a mis fin à sa carrière de faussaire, on sent bien dans certaines de ses réactions que parfois elle le regrette et se retrouve souvent en train de flirter avec la légalité.
L'humour est évident présent que ce soit dans les paroles ou les actions d'Annie, mais aussi et surtout dans les citations qui introduisent chaque chapitre et qui sont des réflexions sur l'art écrites par le grand père d'Annie qui a beaucoup de difficultés à ne pas voir célébrer son talent de faussaire. Il écrit donc ses Mémoires où il compte révéler le noms de certains tableaux accrochés dans les musées qui ne sont en fait que des contre-façons et où il évoque son travail et tous les problèmes du monde de l'art selon lui (les citations ont été traduites par moi-même).
"Un faussaire intelligent a un avantage décisif dans toute situation légalement embarrassante : les collectionneurs, les marchands d'arts et les musées ne veulent pas rendre publique leur crédulité."
"Si une imitation procure autant de plaisir qu'un original qui peut dire qu'elle a moins de valeur?"
 J'ai d'ailleurs été agréablement surprise par le fait que ce qui touche à l'art n'est pas traité avec légèreté. Les auteurs connaissent le sujet et évoquent de manière intéressante le monde de l'art aujourd'hui que ce soit au niveau de ses acteurs (marchands, galeristes, directeurs de musée) ou bien des ses techniques (anciennes, nouvelles ou bien comment faire une contrefaçon).

En quelques mots : Annie Kincaid fait penser à Stephanie Plum dans le monde de l'art. Une lecture fort sympathique, mais disponible seulement en ebook et en VO.

Et après ? : J'ai déjà téléchargé la suite des aventures d'Annie.


6 commentaires:

  1. Je pense que les Bibliophile mysteries de Kate Carlisle te plairait ; c'est le même genre de livre, léger, un peu chick-lit dans le domaine de la reliure.
    Du coup comme j'ai adoré lire les susdits ouvrages cet été, je note ce titre ci ça m'a l'air chouette et me fait penser aux autres polars américains à thèmes que j'ai sur ma liseuse (dans une librairie, chez une couturière, une chef, une coiffeuse ; on dirait le nom d'aventures de Barbie ahah).

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    1. Oui j'avais noté ce titre chez toi, mais je n'ai pas encore eu le temps de ma pencher dessus.
      C'est ce que les américains appellent des cozy mysteries quoique il y ait beaucoup de meurtres dans Feint of art pour vraiment entrer dans la catégorie. Il y a effectivement des côtés un peu chick-litt aussi. J'en ai moi aussi un certain nombre qui m'attendent (dans l'univers des ballroom, dans des cafés...c'est vrai qu'ils ont décliné le genre sous toutes ses formes !)

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  2. Alors évidemment,je suis sensible à l'ensemble de ta chronique, et je me laisserai volontiers tenter par ce roman, moi qui peine à trouver des romans divertissants qui m'accrochent. Mais tu trouves l'argument décisif, en quelque sorte, à la fin, quand tu évoquer une certaine parenté avec Stephanie Plum!!! Je note donc.

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    1. J'ai lu pas mal de livres annoncés comme les successeurs de Stephanie Plum, mais je n'en ai jamais vraiment trouvé. J'ai choisi celui-ci pour le monde de l'art, mais au final j'ai retrouvé les caractéristiques de Stephanie gaffeuse, s'arrange avec la vérité, se fourre dans des situations impossibles, flirte avec la légalité et semble hésiter entre 2 hommes mais pour l'instant je ne sais pas encore où ca va mener !

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  3. Dommage, je ne pourrais pas le lire ! J'ai ni liseuse, ni un niveau d'anglais qui me permettent de lire en vo ! C'est bien dommage, ca me paraissait très divertissant !

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    1. Oui c'est sympathique ! Vu que le livre date de 2006, je doute malheureusement qu'il soit traduit un jour...

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