samedi 3 janvier 2015

Agatha Raisin and the quiche of death de MC Beaton (Agatha Raisin, Tome 1)


Avant-propos : J'accumule les romans de MC Beaton sur mon kindle parce qu'ils sont souvent en promotion. En plus des Agatha Raisin, j'ai aussi la série Hamish Macbeth et The travelling Matchmaker. Comme les 3/4 des ebooks que j'ai sur mon kindle, je ne les ai pas lus. MC Beaton, qui contrairement à ce que ses initiales me laissaient penser (cf MC Solaar), est une femme et une auteure extrêmement prolifique. J'ai l'impression qu'elle peut écrire une série de livres pendant le temps qu'il me faut pour écrire un billet. La série des Agatha Raisin comprend 25 titres,  Hamish Macbeth 31 et je ne lui connais au moins 5 autres séries de 6 titres minimum !
Si j'ai commencé par la série des Agatha Raisin, c'est parce que le premier tome vient d'être adapté en téléfilm par la chaîne Sky 1. Je savais que l'adaptation était assez fidèle. Comme j'avais envie de la voir, j'ai sorti de ma PAL le premier livre intitulé Agatha Raisin and the quiche of death (le livre n'est pas traduit en français). J'ai profité du premier janvier, jour où traditionnellement on n'a rien à faire puisque l'on se remet de la fête de la veille et que tout est fermé, pour me faire un petit marathon Agatha Raisin puisque j'ai lu le livre puis j'ai enchaîné avec son adaptation.


Mon résumé : Agatha Raisin, 53 ans, décide de se retirer dans les Cotswolds après une carrière réussie dans les relations publiques. Elle achète un cottage dans le petit village de Carsely. Pour tenter de s'intégrer, elle décide de participer au concours de la meilleure quiche du village. Ne sachant pas cuisiner, elle achète une quiche toute faite et la présente à la compétition comme si elle avait été fait maison. Sauf que le lendemain matin, le juge du concours est retrouvé mort après avoir mangé la quiche d'Agatha. L'enquête conclut à un accident, mais Agatha reste persuadée que c'est un meurtre et décide de questionner les habitants du village.

Mon avis : Agatha Raisin est un personnage comme je les aime dans la littérature (pas sûre que je l'apprécierais autant dans la vie). Déterminée, grande-gueule, un peu casse-bonbon, un peu menteuse, mais malgré tout cela, elle reste éminemment sympathique grâce à son humour, sa propension à toujours mettre les deux pieds dans le plat ainsi que sa capacité à se tirer des pires situations avec un peu de grâce et surtout beaucoup de ridicule.

Dans toute bonne série qui se respecte, il faut aussi des personnages secondaires hauts en couleur. C'est évidemment le cas ici. Chez les hommes, on peut citer le sympathique policier Bill Wong, qui du haut de ses 20 et quelques années, va prendre Agatha sous son aile et semble être le plus adulte des 2. Il y a aussi le fantasque Roy Silver, l'ancien assistant d'Agatha, qui devient son ami. Enfin, il y a  James Lacey le très séduisant voisin d'Agatha qui est poursuivi par les assiduités de toutes les habitantes du village.

Chez les femmes, on découvre la très gentille femme du vicaire, Margaret Bloxby qui invite Agatha aux réunions du cercle féminin du village. Il y a aussi Doris Simpson, la femme de ménage d'Agatha. Etant donné qu'il y a une pénurie d'employés de maison, Agatha a été obligée de la "voler" à sa voisine en proposant à Doris une augmentation. On rencontre aussi le tyrannique couple Boggle, qui profite des sorties organisées pour les personnes âgées de la paroisse, pour manger et voyager à l'oeil au cours d'un mémorable voyage à Bath aux frais d'Agatha.

La résolution de l'intrigue n'est pas d'une originalité folle, mais elle est toutefois honnête. Il y avait plusieurs suspects plausibles, qui m'ont permis de ne pas savoir trop tôt sur quel pied danser. Le coupable est logique et le motif du meurtre n'est pas tiré par les cheveux. Même s'il faut reconnaître qu'on lit surtout ce livre pour ses personnages plus que pour les aspects policiers, il est quand même bien agréable que l'intrigue tienne la route.

Le livre nous permet aussi de voyager dans la charmante région des Cotswolds, puisque Agatha joue souvent les touristes. De Warwick Castle à Stradford-upon-Avon, cela ne donne qu'une envie : s'y rendre au plus vite !

Enfin, sous ses airs comiques, il y a aussi quelques petites réflexions sur la solitude, la difficulté d'être à la retraite pour les personnes très actives, les images d'Epinal qu'on se fait de la vie à la campagne, la sensation de déracinement et la difficulté de trouver sa place dans un nouvel endroit (Agatha passe tout le libre à hésiter à rentrer à Londres).


En quelques mots : Ce n'est certes pas le livre du siècle mais il permet de commencer l'année avec le sourire aux lèvres. Que demander de plus ?
J'ai aussi beaucoup aimé le téléfilm, dont je reparlerai demain si j'arrive à continuer à écrire des billets à ce rythme en 2015 !

Et après ? : Je continuerai de lire quelques uns des livres de la série (peut-être pas tous^^).  Je pense découvrir aussi les autres séries de MC Beaton.

vendredi 2 janvier 2015

Bilan 2014


Je vous souhaite une chouette année 2015 ! 

Je ne suis pas particulièrement fan de l'exercice du bilan, mais je me suis dit que je pouvais bien me fendre d'un petit récapitulatif, vu le petit nombre de billets que j'ai publiés cette année (alors que mon nombre de lectures n'a pas baissé).

Les livres auxquels j'ai mis 5 étoiles (sur 5^^)
Rebecca de Daphne Du Maurier. Je me suis déjà épanchée longuement dans un billet, donc je n'y reviens pas, mais en tout cas, quasiment un an après ma lecture, le souvenir de ce livre est toujours très fort.
Le tour d'écrou d'Henry James. Tout pareil que Rebecca.
Shakespeare. La biographie de Peter Ackroyd. Je ne suis pas fan des biographies, mais celle-ci est indispensable !
Ethan Frome d'Edith Wharton. Au départ, je lui avais mis seulement 4 étoiles. Mais cette histoire me hante depuis, signe qu'il méritait d'être surclassé.
Angel d'Elizabeth Taylor. Une héroïne antipathique qui se révèle au final terriblement attachante. Un tour de force.
Blitz de Connie Willis. Je l'ai lu en décembre alors je ne désespère pas d'en faire un billet. J'y ai retrouvé tout ce que j'avais adoré dans Le grand livre.
La séance de John Harwood. Lu aussi en décembre. Possible billet à venir aussi. John Harwood a écrit un livre pour rendre hommage à beaucoup d'ouvrages (Frankenstein, Pierre de lune...). J'ai eu du mal à le lâcher.
Le bois du rossignol de Stella Gibbons. Terminé aussi en décembre. Possible billet aussi. Je l'ai gardé pour qu'il soit mon dernier livre de 2014 (oui des fois je fais des trucs bizarres, comme arrêter de lire un livre qui me plaît pour que le plaisir dure plus longtemps). Un petit bijou d'ironie, de gentilles méchancetés, de personnages un peu bêtes mais un peu attachants quand même.

La relecture que j'ai adorée.
En fait, je n'ai relu qu'un seul livre cette année, mais il s'agit d'Hamlet. J'ai eu une vision différente de l'histoire par rapport à ma 1e lecture (j'ai trouvé Ophélie moins gourde), mais je l'ai tout autant aimé. Et je suis déjà sûre de lire la pièce une 3e fois cette année, puisque je vais aller voir son adaptation à Londres avec Benedict Cumberbatch en août (vous avez le droit de  me détester).

Les victoriens sont mes amis.
Même s'il n'y a pas de victoriens dans mes coups de coeur, nombre d'entre-eux m'ont fait vibrer cette année. Je continue ma découverte de Dickens et même si je suis passée à côté de Bleak House, j'ai succombé au Mystère d'Edwin Drood.
J'ai découvert Wilkie Collins cette année avec Profondeurs glacées, mais surtout avec Pierre de lune. Si la résolution du mystère est rocambolesque, j'ai été happée par le style de Wilkie et par les multiples péripéties de l'histoire. J'en ai plein de nouveaux dans ma PAL :-)
J'ai aussi découvert une autre victorienne adepte du mystère en la personne de Mary Elizabeth Braddon avec Le secret de Lady Audley. Un peu comme chez Wilkie, la résolution du mystère ne fait pas vraiment l'intérêt du livre, par contre le personnage de l'héroïne est saisissant. Un autre MEB a aussi rejoint ma PAL.
La plus jeune des soeurs Brontë est l'autre victorienne qui m'a livré une héroïne saisissante. La locataire de Wildfell Hall m'a frappé par son aspect éminemment moderne sans toutefois le vouloir, parce qu'on a quand même beaucoup de morale chrétienne derrière, ce qui fait que ce n'est pas un coup de coeur, même si j'en garde un souvenir très fort.
Les 50 dernières pages des Confessions de Mr Harrison d'Elisabeth Gaskell m'ont fait mourir de rire ce qui me fait une transition avec la catégorie suivante...

Les livres qu'il vaut mieux lire chez soi, parce que sinon on risque d'être prise pour une folle à force de se bidonner toute seule devant son bouquin.
Une fois de plus le vainqueur de cette catégorie est JM Erre avec Série Z et La fin du monde a du retard. Il a eu toutefois quelques rivaux notamment avec Polorama de David Gordon qui est très drôle, bien que très noir. Sans parler du chien de Connie Willis m'a aussi procuré de nombreux éclats de rire. Plus étonnant, j'ai ri à la lecture d'une austenerie (et pas de l'austenerie contrairement à d'habitude) : il s'agit de  Cher Mr Darcy d'Amanda Grange.

Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours
J'ai lu plusieurs livres de nombreux auteurs cette année. Quand j'aime un auteur, j'ai envie de tout lire (ainsi que tout ce qui tourne autour de lui), même si j'ai parfois quelques déceptions.
Daphne Du Maurier : je ne l'avais jamais lue, mais je me suis bien rattrapée avec Rebecca (coup de coeur), L'auberge de la Jamaïque (petite déception) et Le bouc-émissaire (page-turner). J'ai aussi lu Meurtre sur les falaises où Daphné mène l'enquête.
Henry James : je ne l'avais jamais lu non plus, mais j'ai succombé au Tour d'écrou. J'ai aussi aimé Daisy Miller. Par contre, je n'ai pas aimé La dactylographe de Mr James de Michiel Heyns à cause de son intrigue ridicule.
Edith Wharton : Elle est aussi présente dans la dactylographe... étant donné qu'elle était proche d'Henry James. En plus, d'Ethan Frome, j'ai aussi lu le sombre et tragique Chez les heureux du monde.
William Shakespeare : en plus d'avoir relu Hamlet, j'ai aussi découvert La Tempête, Macbeth et Richard II. Même si je les ai beaucoup aimées, Hamlet et Richard III restent mes favorites. J'ai aussi lu 2 Peter Ackroyd en rapport avec Shakespeare ; sa biographie déjà citée et William & Cie. J'ai vu Martin Freeman interpréter Richard III à Londres. J'ai aussi lu un roman jeunesse que j'ai déjà complètement oublié : Une fille nommée Hamlet d'Erin Dionne.
Jane Austen : j'ai lu mon dernier Jane Austen inédit : Mansfield Park. Contrairement à quasiment l'ensemble des lecteurs, j'ai bien aimé Fanny, par contre, j'ai eu plus de mal avec Edmund. J'avais dit que je laissais tomber les austeneries suite à plusieurs déceptions. Effectivement, je n'ai lu cette année que Cher Mr Darcy d'Amanda Grange qui m'a plu. J'ai aussi visité Chawton.
Georgette Heyer : je l'ai découverte cette année et j'en ai lu 3 Cotillon, Coeur indécis et Les fourberies de l'amour.
Stefan Zweig et Vita Sackville-West avec un seul ouvrage chacun Le voyage dans le passé et Infidélités, ont sans aucun doute pâti de la petite taille de leurs ouvrages, dans le sens où je me dis tout le temps que j'ai le temps de les lire, parce qu'ils sont courts et au final, je ne les ai pas beaucoup lus cette année.
Il y aussi les Charles Dickens, les Wilkie Collins, les Connie Willis, les JM Erre déjà cités plus haut et tous les auteurs de série dont je parlerai soit dans la catégorie policier, soit dans la catégorie romance.

Les livres que j'aimais bien mais que je n'ai pas terminés parce que. 
Guerre et Paix de Tolstoi. Pourtant c'était une super LC organisée par Eliza. Pourtant j'ai pris 3 tonnes de notes et achetés plein d'adaptations pour les regarder après. Pourtant j'ai presque fini le tome 1. Et puis...je ne sais pas vraiment, j'ai eu du boulot, j'ai été coupée dans mon élan, je me suis fait spoiler sur la fin par la BBC quand ils ont annoncé leur nouvelle adaptation... Mais j'espère le finir en 2015.............................
Drood de Dan Simmons. Le problème avec ce livre, c'est qu'il nous force à en lire quinze autres : Profondeurs glacées, Bleak House, Pierre de Lune...que j'ai tous lus grâce à lui. Merci Drood. Mais du coup, je l'ai reposé et pour l'instant, je ne l'ai pas repris, mais ça viendra.
Portrait de femme d'Henry James. J'aimais bien contrairement à beaucoup. Mais je suis partie en vacances, il pèse une tonne, je l'ai laissé, je l'ai repris, je l'ai recommencé, je suis partie en vacances....Au point mort pour l'instant, mais je le finirai sans doute en 2015.

Les livres que presque tout le monde aime, mais pas moi. 
La voleuse de livres de Markus Zusak. J'ai presque préféré l'adaptation ciné, c'est dire !
Long weekend de Joyce Maynard. Entre les émois du jeune garçon qui se paluche en entendant les ébats de sa mère, le "tiens si je t'attachais à une chaise et que ça t'excite" digne des livres érotiques à la mode et une fin tellement cucul la praline que même un auteur Harlequin n'oserait pas l'écrire (et j'en lis des Harlequin), je crois qu'on peut dire que je suis passée à côté. Je l'ai revendu.

Le navet de l'année
Parce qu'il y a toutefois pire que ceux que j'ai cités au-dessus. Il y a un bouquin tellement mauvais que je regrette de ne pas avoir pris des notes pour écrire une "critique odieuse". Il s'agit de L'héritage de Miss Peabody d'Elizabeth Jolley. Personne ne connaît, c'est normal. Je crois parfois que je vais découvrir des trésors : personne ne les a lus, personne n'en a entendu parler, mais comme le résumé me tente, je succombe. C'est rarement une bonne idée, mais là c'était du lourd. Des vieilles filles aigries et méchantes, des glissades de savonnettes sous la douche, des relations plus que suspectes avec des gamines de 16 ans. Ce n'est même pas choquant, on dirait l'équivalent littéraire d'un film porno des années 70 (enfin, pour ce que j'en sais après avoir vu Boogie Nights) ou d'un film érotique soft du dimanche soir sur M6. Avec des dames âgées. Je peux vous l'envoyer en livre voyageur :-)

Les livres qui font se relever la nuit pour vérifier qu'on a bien fermé la porte parce qu'on sait très bien qu'il y a des serial killers partout (peut-être même que c'est votre mari et qu'en fait vous vous êtes enfermée avec lui, moi je m'en moque, je ne suis pas mariée).
Encore une année de grosses déceptions au niveau des policiers / thrillers. A part Avant d'aller dormir de SJ Watson qui m'a beaucoup plu, pour le reste ce n'est pas formidable. Je n'ai pas aimé le gore et ridicule L'invisible de Robert Pobi (avec un ressort utilisé déjà 20 fois). Je n'ai pas aimé le gore et confus Travail soigné de Pierre Lemaitre (je ne suis toujours pas capable de savoir si ce que j'ai lu était vrai). Je n'ai pas aimé le gore et très bizarre Mortelle résidence de Romain Slocombe. Je n'ai pas aimé les héros antipathiques ni le côté daté de Meurtres à Pékin de Peter May.

Parce que mon généalogiste, mon professeur de physique, mon agent sportif peuvent aussi mener des enquêtes. De même qu'une jeune fille de bonne famille au XIXe siècle ou un prêtre du XIVe siècle. 
J'ai aimé Depuis le temps de vos pères de Dan Waddell, j'ai retrouvé le professeur Yukawa pour sa 3e aventure avec L'équation de plein été de Keigo Higashino, j'ai lu Peur Noire d'Harlan Coben, le 7e tome de Myron Bolitar qui m'a un peu réconciliée avec la série.
J'ai aussi beaucoup aimé L'hexamètre de Quinitilien d'Elisa Vix.
Rayon policier historique, j'ai lu La curiosité est un péché mortel d'Ann Granger que j'ai trouvé meilleur que le premier. J'ai commencé la série de Frère Athelstan de Paul Doherty.


Parce qu'elle mérite un Oscar, un Molière et une Palme d'or, vu qu'elle cumule les handicaps d'écrire des livres jeunesse et d'évoquer le XIXe siècle aux Etats-Unis alors qu'elle est  française et malgré tout ça, je dévore ses livres. 
J'ai encore passé un excellent moment avec Penelope Green, l'héroïne de Béatrice Bottet dans L'affaire Bluewaters.

Parce qu'il n'y a pas que les anglo-saxons dans la vie (même si j'ai souvent de gros doutes à ce sujet).
J'ai fait un beau détour en Hongrie avec L'héritage d'Esther de Sandor Marai

Parce qu'il faut faire mentir les Rita Mitsouko (si vous arrivez encore à me suivre, vous êtes forts).
Ma copine Chloé Duval a été publiée cette année et je peine à écrire mon billet (parce que je n'arrive pas à aligner 2 phrases, pas par sa faute), mais je ne désespère pas de réussir à le finir.
J'aime beaucoup les personnages de Lisa Kleypas, même si c'est quand même moins bien que ce que les avis dithyrambiques sur le net me laissait espérer.
J'aime retourner dans la petite ville de Fool's Gold grâce à Susan Mallery.
J'aime les histoires complètement barrées de Susan Elizabeth Philips.
J'ai aimé le côté enquête du silence de Grey House de Deanna Raybourn qui au final ne contient que peu d'aspects romantiques. 

Ceux dont j'aurais bien aimé dire un petit mot parce que j'ai passé un bon moment, mais sincèrement j'ai la flemme et mon billet fait déjà 15 m de long.
Ashford Park de Lauren Willig, L'ombre d'Edgar Poe de Matthew Pearl, Nymphéas noirs de Michel Bussi, Le maître des orphelins de Jean Zimmerman, Colloque sentimental de Julie Wolkenstein, Edward II de Christopher Marlowe, Le cercle de la croix d'Iain Pears, Le retour du capitaine Emmett d'Elizabeth Speller.


Voilà c'est fini. A part ça, j'ai raté tous mes challenges (même le mien), ma PAL a explosé, j'ai fait des listes que je n'ai pas suivies. Et je recommencerai en 2015 !




mardi 18 novembre 2014

Ethan Frome d'Edith Wharton

Avant-propos : En fait, ce n'est pas une lecture récente (elle date de mars), mais je n'en avais pas parlé sur le blog. Comme je suis en train de lire Chez les heureux du monde, j'ai eu envie d'évoquer Ethan Frome, surtout que ces personnages me hantent encore près de 6 mois après ma lecture.
Je l'ai lu dans la version traduite par Julie Wolkenstein sortie chez POL cette année.

Mon résumé : Dans un petit village de la Nouvelle-Angleterre, un narrateur anonyme raconte son arrivée à Starkfield et sa rencontre avec l'énigmatique Ethan Frome dont il va découvrir le destin.

Mon avis : J'ai adoré la description des paysages de la Nouvelle-Angleterre, de cette nature âpre où la neige recouvre tout. Je ne suis pas une adepte du déterminisme géographique (les paysages influent sur les habitants), mais je trouve qu'il sied particulièrement bien à cette histoire. L'opposition entre la blancheur du paysage et la noirceur du destin d'Ethan accentue l'idée de tragédie.

Ethan m'a tout de suite plu. C'est un taiseux, blessé par la vie, psychologiquement et physiquement. Le fait de le voir au travers des yeux du narrateur qui l'apprécie nous le rend sympathique aussi.

Edith Wharton excelle dans l'art du non-dit. Ce n'est pas Ethan qui nous raconte son histoire, on ne sait jamais vraiment ce que pense sa femme, (à part dans une seule phrase qui nous est livrée), on ne saura jamais vraiment ce qu'il s'est passé pendant la vingtaine d'années entre l'accident (annoncé dès les départ) et la rencontre avec le narrateur.

Le triangle amoureux qui se met en place n'est pas traditionnel dans le sens où je n'ai pas l'impression qu'Ethan et Mattie soient "réellement" amoureux. Je pense qu'ils en sont persuadés, mais que c'est plus un amour de circonstance, dû à la profonde solitude qui les étreint et au fait que leurs rêves aient été brisés. Ils se raccrochent alors à la seule personne qui leur accorde un peu de sympathie et de réconfort.

Wharton est  l'un des rares auteurs qui arrivent à m'émouvoir avec de minuscules gestes (un frôlement de mains dans Le temps de l'innocence) comme ici quand Ethan embrasse le bord de l'ouvrage de Mattie alors qu'il ne rêve que de l'embrasser elle.

Et que dire de la fin ? Alors que tout semble jouer dès le départ : on sait qu'il y a eu un accident, on sent bien toute l'attirance d'Ethan pour la cousine de sa femme, Edith Wharton a réussi à me surprendre 2 fois. Tout d'abord au moment de l'accident qui ne se déroule pas du tout de la façon dont j'imaginais. Mais surtout, lors de la révélation finale lorsque l'on comprend à quel point le destin a été cruel avec Ethan.

Le début m'a particulièrement fait penser aux Hauts de Hurlevent (un narrateur étranger aux lieux qui raconte une histoire, influence de la nature sur les êtres, violence psychologique et même la scène de bal où Ethan observe Mattie par la fenêtre). Mais, il n'y a pas autant de violence physique et Ethan n'est pas un acteur de cette violence, mais au contraire, il est totalement démuni et résigné face à son destin.

En quelques mots : Loin du glamour de la Cinquième Avenue, Edith Wharton nous livre un récit âpre et tragique. Le destin d'Ethan Frome est cruel et bouleversant. Un de mes coups de coeur de l'année !


lundi 17 novembre 2014

Murder your darlings de JJ Murphy (Dorothy Parker, Tome 1)


Avant-propos : J'avais repéré ce livre sur goodreads il y a déjà un moment et une animation de Whoopsy Daisy autour des années 20 m'a donné envie de m'y plonger. 
De plus, j'ai appris (avec surprise) qu'il allait sortir en France, le 6 février 2015 chez Baker Street sous le titre "Petits jeux de meurtres entre amis". 
Comme dans d'autres série de livres, la personne qui va jouer les détectives est un auteur célèbre. Ici, c'est Dorothy Parker qui mène l'enquête.

Mon résumé : Un meurtre a été commis à la célèbre table de l'Algonquin où Dorothy Parker et ses amis du "Cercle Vicieux" se réunissent tous les jours pour manger. Les soupçons se portent rapidement sur un jeune auteur fraîchement débarqué du sud des Etats-Unis que Dorothy a pris sous son aile, un certain Billy Faulkner...

Mon avis : Le point fort du livre est les réparties spirituelles (le fameux "wit") de Dorothy Parker et de ses amis. Je ne connais pas bien Dorothy Parker donc je ne peux pas vraiment dire si elles sont fidèles ou pas, mais en tout cas pour beaucoup, elles font mouche. Par exemple, au début du livre, elle fait tourner en bourrique un inspecteur de police en jouant sur ce qu'elle a dit.

L’atmosphère des années 20 est plutôt bien retranscrite. Nous sommes à New-York au temps de la Prohibition avec ses bars clandestins (les speakeasy) et ses gangsters. Les éditeurs et chroniqueurs sont extrêmement lus et peuvent faire le succès (ou l'échec) d'une pièce de théâtre ou d'un livre. Dans les couloirs de l'Algonquin, on croise des stars de cinéma comme Douglas Fairbanks ou Harpo Marx.

William Faulkner arrive à New-York dans le but de découvrir sa voie(x). Il veut rencontrer Dorothy Parker pour bénéficier de ses conseils. Le côté un peu pataud, un peu sudiste et un peu déplacé de William Faulkner est assez touchant (même s'il sait aussi faire preuve de répartie). Le moment où il va trouver sa voix est particulièrement bien écrit, je ne sais pas si c'est un extrait d'un de ses textes (mais je pense que cela aurait été précisé), en tout cas, on voit bien que le style est totalement différent de ce qu'on a lu dans le reste de l'ouvrage.

Le meurtre est assez original puisque il est commis à l'aide d'un stylo-plume (je me suis d'ailleurs demandée si c'était vraiment possible de tuer quelqu'un avec cet objet^^).
La scène finale qui se déroule dans une imprimerie après une course-poursuite dans les rues de New-York, est assez réussie (même si elle n'est pas totalement crédible). On se laisse emporter dans un tourbillon d'événements et surtout elle a quelque chose de très visuel, on imagine très bien qu'elle puisse être adaptée au cinéma.

A la fin, l'auteur rétablit certains faits en expliquant ce qu'il a modifié pour les besoins de la fiction ce que j'apprécie toujours. Par exemple, il précise que si Faulkner est allée à New-York dans les années 20, il n'a rencontré les membres du Cercle que dans les années 30. De manière beaucoup plus anecdotique, on apprend que le speakeasy de Tony Soma a été rasé en 1930 pour laisser place au mythique Rockfeller Center !

Il y a quand même quelques éléments qui m'ont dérangée. Tout d'abord, l'auteur prête à Dorothy Parker des sentiments amoureux pour Robert Benchley, alors que visiblement ils partageaient juste une profonde amitié (ce qui aurait à mon avis était plus intéressant qu'une pseudo-intrigue amoureuse).
Ensuite, il est assez facile de trouver le coupable, ce qui est souvent le cas dans ce genre de livres où le but est surtout de faire revivre une époque et un auteur.
Ce qui m'a le plus dérangée, c'est surtout que les membres du Cercle sont assez méchants entre eux. C'est un humour assez tranchant et parfois je me demandais pourquoi ils déjeunaient tous les jours ensemble si c'était pour se balancer toutes ces critiques ou se jouer perpétuellement des tours. Par exemple, ils prennent continuellement Harold Ross pour un idiot, notamment quand il leur propose son idée de créer un magazine pour les New-yorkais...qui deviendra évidemment le New-Yorker ! Cela rend parfois les protagonistes antipathiques.

En quelques mots : Malgré les critiques que j'ai émises, le livre m'a donné envie de découvrir les écrits Dorothy Parker et de William Faulkner, je pense donc qu'il a atteint son but ! Je lirai peut-être la 2e aventure de Dorothy Parker (c'est une série) car certaines réparties étaient vraiment très drôles.






mardi 28 octobre 2014

Les fourberies de l'amour de Georgette Heyer

Avant-propos : J'ai déjà lu 2 Georgette Heyer (que je n'ai pas chroniqués) : Cotillon dont j'ai adoré l'humour quasi-wodehousien et Coeur indécis que j'ai trouvé nettement en-dessous du précédent. J'attendais donc ce nouvel opus (sorti vendredi) avec impatience pour savoir si j'allais apprécier cette histoire ou laisser tomber cette auteure.

Mon résumé : Christopher Fancot, dit Kit, rentre en catastrophe à Londres. Il a l'impression qu'il est arrivé quelque chose à son jumeau Evelyn. Effectivement, sa mère lui confirme qu'elle est sans nouvelle de son frère depuis plusieurs jours. Evelyn a disparu alors qu'il était parti pour tenter de régler les dettes de sa mère. La situation est d'autant plus inquiétante qu'Evelyn doit assister le lendemain à son dîner de fiançailles. Il va être officiellement présenté à la grand-mère de sa fiancée. L'accord de la douairière est l'une des conditions sine qua non  du mariage entre Evelyn et Cressida. S'il ne revient pas, les fiançailles seront annulées. Or, Evelyn rêve de se marier car cela permettrait de lever la tutelle financière imposée par son oncle qui l'empêche de disposer à sa guise de sa fortune et en particulier de payer les dettes de sa mère. Kit dit sur le ton de la plaisanterie qu'il pourrait se faire passer pour son frère. Sa mère le prend au mot et voilà que Kit se prépare à assister au dîner de fiançailles à la place de son frère...

Mon avis : Même si le point de départ semble abracadabrantesque, tout l'art de Georgette Heyer est de nous présenter des situations relativement crédibles soutenues par des dialogues enlevés et des personnages hauts en couleur.
Le héros, Kit, est très sympathique et on espère à chaque fois qu'il se sorte des situations compliquées dans lesquelles il se trouve plongé par la disparition de son frère.
L'héroïne, Cressida, n'est pas en reste. Elle s'est résolue à faire un mariage de raison parce que son père s'est remarié avec une femme de l'âge de sa fille. Cressida à l'impression d'être devenue une étrangère dans sa propre maison alors qu'elle la dirigeait seule depuis la mort de sa mère et voir dans le mariage un moyen de redevenir indépendante.
Les personnages secondaires sont très drôles à commencer par Lady Denville, la mère des jumeaux, femme totalement incapable de gérer son argent, souvent inconséquente dans ses propos, qui entretient une cour de gentlemen toujours à sa disposition pour satisfaire ses moindres caprices. Elle pourrait être un personnage très énervant mais Georgette Heyer réussit à nous la rendre sympathique malgré ses défauts.
Son premier chevalier servant, Sir Bonamy, qui ne cesse de dire qu'il est resté célibataire toute sa vie car il n'a pas pu l'épouser, est très sympathique. Ce qu'il va lui arriver à la fin de l'ouvrage fait partie des scènes les plus drôles du livre.
Le personnage de Lady Stavely, douairière acariâtre au grand cœur bien caché sous une tonne de remarques sarcastiques est un grand classique, mais ce type de seconds rôles fonctionne toujours très bien.
On peut ajouter à ceux-là, un certain nombre de cousins moralisateurs et de domestiques à la langue bien pendue.
Même si le contexte historique n'est évidemment pas le sujet principal du livre, Georgette Heyer fait  plusieurs allusions sympathiques à la politique de l'époque (Kit vit à Vienne car il a participé au Congrès éponyme qui a vu les principales puissances redécouper la carte de l'Europe après la défaite de Napoléon) ou bien sur la mode avec le style Brummel, les différents cols ou bien encore les corsets...pour homme !

En quelques mots : Evidemment, les personnages vont réussir à se sortir des situations les plus inextricables et tout finira bien. Ce Georgette Heyer permet de passer une fois de plus un moment agréable avec une aventure fort distrayante. Vous l'aurez compris, je vais continuer ma découverte de l'auteure. Adorable Sophy vient d'ailleurs de rejoindre ma PAL.


dimanche 12 octobre 2014

Avant d'aller dormir de SJ Watson

Avant-propos : Non, je n'ai pas décidé d'arrêter mon blog, c'est juste que le mois de septembre est toujours un peu agité et peu propice à la lecture. Je n'ai d'ailleurs lu qu'une seule oeuvre : Richard II de Shakespeare (et je n'en ai même pas parlé). Mais avec le retour d'octobre, j'ai réussi à reprendre la lecture et j'ai déjà fini 2 livres et autres sont en cours !
Pour me replonger dans la lecture, j'avais besoin d'un page-turner. Comme mon envie de lecture coïncidait avec la sortie de l'adaptation au cinéma, j'ai porté mon choix sur Avant d'aller dormir de SJ Watson, un des thrillers dont j'avais le plus entendu parler ces dernières années (avec Les apparences qui d'ailleurs vient aussi de sortir au ciné).

Mon résumé : Christine Lucas, 47 ans, se réveille chaque matin en pensant qu'elle a  20 ans. Elle se découvre dans le lit d'un homme qu'elle ne connaît pas et qui se révèle être son mari. Chaque matin, il lui raconte leur vie, lui montre des photographies, puis part travailler. Christine reçoit alors un coup de fil de son psychologue qui lui dit qu'elle écrit un journal, mais que son mari n'est pas au courant. Quelles vérités se cachent dans ce journal ?

Mon avis : Le propre d'un bon thriller est de procurer un sentiment d'angoisse ainsi que l'envie de découvrir rapidement la fin de l'histoire. Avant d'aller dormir est une réussite sur ces 2 aspects.
Loin des thrillers sanguinolents et de la mode des serial-killers, SJ Watson joue sur une angoisse qui peut tous nous toucher : la perte de mémoire. Quel drame que de se réveiller le matin en n'ayant aucune idée d'où l'on se trouve, ni de qui est la personne qui partage sa vie ! Dans le livre, Christine se souvient de sa vie jusqu'à l'âge de 20 ans, ce qui accentue l'aspect dramatique, puisqu'elle se réveille en pensant avoir l'avenir devant elle, pour découvrir qu'une bonne partie de sa vie s'est déjà écoulée sans qu'elle n'en garde aucun souvenir. Christine ne sait rien de sa famille, de son métier, de ses goûts. Le phénomène d'identification fonctionne bien puisque nous lisons le journal de Christine en même temps qu'elle. Nous imaginons facilement ce qu'elle ressent.
Au départ, Ben, son mari, semble être parfait : chaque matin, il lui explique les mêmes choses, lui montre les mêmes photos, lui raconte leur vie sans perdre patience. Mais peu à peu, Christine découvre qu'il lui cache certaines parties de son passé. Est-ce que quelqu'un d'autre peut décider des souvenirs que l'on doit garder ? Mais en même temps n'est-ce pas protéger quelqu'un que de lui éviter d'apprendre chaque matin une nouvelle qui la fera souffrir ? Est-ce de l'amour ?
Autre personnage énigmatique du livre : le psychiatre de Christine. Chaque matin, il lui téléphone pour lui rappeler qu'elle a écrit un journal, qu' il est caché dans son armoire et qu'elle doit le lire pour connaître sa vie. Mais il lui dit de ne pas en parler à son mari, ce qui évidemment paraît très louche. De plus, le Dr Nash a quelques difficultés à garder ses distances avec Christine. Veut-il vraiment l'aider ou a-t-il des desseins plus sombres ?
Plus les événements avancent, plus on se demande si on peut vraiment faire confiance à ce qu'on lit. Christine semble se remémorer certains souvenirs mais n'est-elle pas en train de tout inventer ? Surtout que l'on découvre qu'elle n'était pas vraiment une épouse modèle. N'a-t-elle pas intérêt à se cacher des choses ? Peut-on vraiment croire ce qu'elle écrit dans son journal ?
Une atmosphère de huis-clos pèse sur le livre puisque Christine sort peu et que ses relations se limitent presque exclusivement à son mari et à ses rendez-vous avec son médecin. Qui dit la vérité ? Qui ment ? Qu'est-il arrivé à Christine ? Qui est-on quand on n'a aucun souvenir ? Comment se projeter dans l'avenir quand on n'a plus de passé ?

Je n'avais pas vraiment vu venir le dénouement. J'avais pensé à cette hypothèse à un moment mais le livre m'avait ensuite poussée vers d'autres suspicions.

En quelques mots : Un véritable page-turner qu'on a du mal à lâcher doublée d'une réflexion intéressante (et angoissante) sur la mémoire.


Et le film ? J'ai enchaîné ensuite avec le film puisqu'il réunit 2 acteurs que j'aime beaucoup : Nicole Kidman et Colin Firth. La bonne idée a été de faire le journal de Christine sous la forme d'enregistrements vidéos. Cela aurait été bien plus ennuyeux si on avait passé notre temps à la voir écrire. Globalement, l'intrigue du film est respectée, même si je trouve qu'on se doute plus de celui qui nous ment (c'est peut-être aussi parce que je connais la fin). J'ai trouvé Colin Firth impeccable dans le rôle de Ben. Par contre, j'ai eu moins d'empathie pour la Christine du film (le fait qu'on voit les choses au lieu de le découvrir par écrire avec elle y est sans aucun doute pour quelque chose). Le film se regarde bien, mais je ne pense pas que je le reverrai.
Sinon, le film donne envie d'aller se balader dans Greenwich Park parce que la vue sur Londres paraît magnifique (et hop, je le rajoute sur ma liste de trucs à faire à Londres).


lundi 15 septembre 2014

J'ai testé pour vous : Netflix



Avant-propos : Au cas où vous auriez réussi à échapper à l'info, Netflix lançait son service de SVOD en France aujourd'hui. Je n'ai quand même pas attendu minuit hier pour le tester, mais il se trouve que je ne travaillais pas cette après-midi. J'ai donc pu voir ce que cela donnait...

Déjà, c'est extrêmement simple d’utilisation que ce soit au niveau de l'inscription, du choix dans le catalogue, de la composition de sa liste de films et de séries à regarder.
Le service est gratuit pour ce premier mois. Il n'y a pas d'engagement au niveau de l'abonnement.
Le chargement d'une vidéo est relativement long (30 secondes, ça n'a pas l'air mais quand on attend c'est long), beaucoup plus long que tous les autres sites de streaming que j'ai pu utiliser. Par contre, ensuite aucun souci, aucune coupure, de très légers ralentissements de l'image par moment, mais rien de dramatique (en même temps, je l'ai utilisé l'après-midi). L'image est belle (plus que quand j'utilise OCS sur l'ordi par exemple), alors que j'ai la définition minimale.
On peut choisir la langue et les sous-titres (encore heureux, sinon j'aurais arrêté directement), mais il y a parfois un décalage entre les dialogues et les sous-titres. Par contre, Netflix retient mes préférences. Il a compris que j'étais allergique au doublage et donc me propose tout directement en VOST.
Un gros reproche : la volonté systématique de vouloir associer mon compte à facebook pour que je sache ce que mes amis regardent. Je n'ai pas envie, mais la proposition revient très régulièrement.

Passons à ce qui est l'essentiel du service : le catalogue. J'avais déjà vu un aperçu de ce qui allait être proposé ; je savais donc globalement à quoi m'attendre.
Le service intéressera surtout ceux qui regardent des séries et qui ont un peu de retard.
Seules 2 nouvelles séries de 2014 sont proposées : Penny Dreadful et Fargo. J'avais déjà commencé à regarder Penny Dreadful avant Netflix, donc ça m'arrange bien de pouvoir finir de voir la série avec des sous-titres. Et j'ai commencé Fargo cette après-midi. Je continuerai sans aucun doute.
Mais à part ses deux séries relativement récente, Netflix vous permettra surtout de rattraper votre retard sur des séries plus anciennes comme par exemple ma petite chouchoute Suits, The Killing (US et Danoise), Sons of Anarchy, Hannibal, Fringe (moi qui ne l'ai jamais terminée, je suis contente), Homeland, American Horror Story, Breaking Bad, The Walking Dead, Orange is the new black...

Un gros bémol quand même, les saisons les plus récentes ne sont pas disponibles, donc il faut être vraiment en retard (comme c'est mon cas sur un certain nombre de séries citées, ça m'arrange à court terme).
Par contre, aucune indication sur le temps pendant lequel la série sera disponible. Doit-on se dépêcher car le catalogue change tous les mois ? Ou avons-nous tranquillement la possibilité de piocher à droite à gauche ?

Il y a quand même quelques séries anglaises, mais ce sont déjà les plus connues en France : Sherlock (dont la 3e saison), Broadchurch, Doctor Who, Downton Abbey...Une bonne surprise pour moi : la présence des soupçons de Monsieur Whicher (adapté de Kate Summerscale), mais il n'y a que la saison 1. On peut aussi noter la présence des versions BBC les plus récentes d'Emma, Nord et Sud et De Grandes espérances (évidemment, pour ma part, je les ai toutes vues et je les ai même en dvd...).

En résumé, ça manque un peu d'audace.

Par contre, côté films, c'est le désastre. Netflix n'a pas le droit de proposer des films de moins de 3 ans. Certes. Ayant une dvdthèque assez fournie, je m'attendais à trouver beaucoup de films que je possédais. Mais en fait, pas tant que çà. Il y a beaucoup de films dont je n'ai jamais entendu parler et un grand nombre que je n'ai jamais eu envie de regarder.
Dans ce que je connaissais et que j'ai vraiment envie de voir, il y a A dangerous method de Cronenberg, From Hell avec Johnny Depp, Albert Nobbs avec Glenn Close, La Conspiration de Robert Redford et The Edge of love (sur Dylan Thomas). 5 films c'est très maigre, surtout pour quelqu'un qui adore le cinéma comme moi. Même pas de comédies romantiques un peu cucul à me mettre sous la dent (ok celles qui y sont, je les ai en dvd, mais y'en a plein que je n'ai pas vues).
J'ai trouvé 3 films dont je n'ai jamais entendu parler me tentent à cause des acteurs (mais le fait de ne pas les connaître ne me donne pas confiance) : Disparitions avec Emma Thompson sur la dictature argentine, Love is the devil avec Daniel Craig sur le peintre Francis Bacon et The boys are back avec Clive Owen.
Il n'y a aucun classique (j'entends par là de films d'avant les années 50).

Le bilan : Niveau séries, j'y trouverai mon compte pendant un certain temps (reste à savoir combien de temps elles vont rester). Mais si le catalogue reste dans ce style-là, je ne pense pas que je resterai abonnée plus de 2 ou 3 mois. Par comparaison, je suis abonnée à OCS depuis ses débuts et j'y ai fait plus de découvertes (je compare évidemment  avec des séries anciennes et des films de plus de 3 ans, pas avec les films récents et  le service du +24 que Netflix ne peut pas avoir).


EDIT : Ce soir, j'ai un gros décalage image/son. Pas sûre de tenir un mois dans ces conditions...